Conference abstract

La lèpre en Tunisie

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(23).15 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.23.401

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Keywords: Lèpre, mycobactériose, Tunisie
Abstract

La lèpre en Tunisie

Jalel Taha Meziou1,&

1Dermatologue de ville, Sfax, Tunisie

&Auteur correspondant
Jalel Taha Meziou, Dermatologue de ville, Sfax, Tunisie

Résumé

Introduction: la lèpre ou maladie de Hansen est une maladie infectieuse, endémique due à Mycobacterium leprae à tropisme surtout cutanéo-muqueux et nerveux. Dans l’histoire de l’humanité, la lèpre occupe une place à part « Nul fléau morbide n’a inspiré une pareille terreur et n’a laissé dans la vie politique et économiques des peuples des traces aussi profondes » écrit Jean Seleme dans l’introduction historique de son monumental traité.

Méthodes: revue systémiques de la littérature mondiale et de l’histoire médicale tunisienne concernant la lèpre.

Résultats: en Tunisie, la lèpre était décrite pour la 1ère fois sous le règne des Aghlabides. Le 19 Novembre 1899, le décret beylical établit une réglementation de la lèpre notamment la déclaration obligatoire Actuellement la prévalence de la lèpre en Tunisie est faible. Suivant les statistiques anciennes, Il existe 2 foyers à endémicité lépreuse relativement importante, un au centre et l’autre au sud de la Tunisie. L’homme est la principale source de la maladie. Le mode de contamination nécessite un contact direct, intime et répété. La symptomatologie et la classification de la lèpre, essentiellement conditionnée par les modalités de réponse immunitaire à médiation cellulaire de l’hôte vis-à-vis de M. leprae, présente une grande diversité. Dans la classification de la lèpre on distingue: Une forme indéterminée, souvent initiale, deux formes polaires: tuberculoïdes à forte immunité cellulaire et lépromateuse à immunité cellulaire déficiente, des formes interpolaires dites borderline à immunité cellulaire instable. Dans l’évolution d’une lèpre, des perturbations de l’équilibre immunologique peuvent se manifester et provoquer des complications appelées « réactions lépreuses ». Une réaction de type I appelée réaction reverse et une réaction de type II appelée érythème noueux lépreux. Le traitement repose sur une polychimiothérapie associant un bactéricide (rifampicine) et 2 bactériostatiques (sulfones et clofazimine).

Conclusion: en absence de vaccination, les bases fondamentales de la prophylaxie de la lèpre sont: le dépistage, le traitement des contacts et l’éducation sanitaire.