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Séroprévalence de la dengue chez des militaires lors d’un bilan de réengagement

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(85).30 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.85.291

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Keywords: Dengue, séroprévalence, militaire, Tunisie
Abstract

Séroprévalence de la dengue chez des militaires lors d’un bilan de réengagement

Habiba Naija1,&, Meriam Gdoura1, Mahmoud Rekik1, Rym Abid2, Souha Hannachi2, Salim Asli1, Mohamed Ben Moussa1

1Service de Microbiologie, Hôpital Militaire de Tunis, Tunisie, 2Service de Médecine, Hôpital Militaire de Tunis, Tunisie

&Auteur correspondant
Habiba Naija, Service de Microbiologie Hôpital Militaire Tunis, Tunisie

Résumé

Introduction: la dengue représente la principale arbovirose des régions tropicales et subtropicales. Elle est devenue ces dernières décennies un sujet majeur de santé publique internationale vue l’augmentation des cas recensée et la gravité de certaines formes cliniques. En Tunisie, la menace d’une épidémie de dengue est réelle, vue l’augmentation de la circulation des biens et des personnes avec les pays endémiques et la possible présence du vecteur (Aedes). Pour cela, nous avons conduit cette étude préliminaire dont le but est d'estimer la séroprévalence de la dengue chez des adultes sains vivant en Tunisie.

Méthodes: il s’agit d’une étude prospective réalisée au Laboratoire de Microbiologie de l'Hôpital Militaire Principale d'Instruction de Tunis, s’étendant sur une période de 4 mois (1 Février 2015 au 31 Mai 2015). Elle a porté sur 91 militaires chez qui une recherche des anticorps de type IgM et IgG antivirus de la dengue a été réalisée lors d'un bilan de réengagement. Cette recherche a été réalisée par une technique ELISA indirect (EUROIMMUN®).

Résultats: 52 femmes (57%) et 40 hommes (43%) ont été inclus dans cette étude. L'âge moyen était de 34 ans avec des extrêmes allant de 20 à 50 ans. Les sujets testés sont originaires de différentes régions du pays dont la plupart du grand Tunis (46%). 25% des sujet ont fait des voyages à l'étranger. Aucun sujet étudié n'avait des IgM antivirus de la dengue. Un seul patient avait des IgG antivirus de la dengue positives ce qui correspond à une séroprévalence de 1%. Il s’agissait d’une femme âgée de 30 ans originaire de Mdjez El Bab ayant fait plusieurs voyages avec, en particulier, des séjours en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Conclusion: notre étude montre l'absence de circulation du virus de la dengue en Tunisie. Cependant, l'introduction de ce virus n'est pas à exclure surtout avec les voyages internationaux pouvant favoriser l’introduction du vecteur et par conséquent du virus. Pour cette raison une surveillance régulière s’avère nécessaire afin d'éviter le risque d'importation et d'implantation de ces maladies vectorielles en Tunisie.