Conference abstract

Détresse psychologique chez les personnes atteintes par le VIH

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(87).30 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.87.456

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Keywords: VIH, détresse psychologique, Tunisie
Abstract

Détresse psychologique chez les personnes atteintes par le VIH

Rim Cherif Feki1,&,Lobna Zouari1, Latifa Ghanmi2, Makram Koubaa3, Nada Charfi1, Jihène Ben Thabet1, Mounir Ben Jmaa3, Mohamed Maâlej1

1Service de Psychiatrie « C », CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie, 2Hôpital Régional de Gabès, Tunisie, 3Service des Maladies Infectieuses, CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie

&Auteur correspondant
Rim Cherif Feki, Service de Psychiatrie « C », CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie

Résumé

Introduction: l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est devenue un sujet d’actualité en termes d’épidémiologie et d’impact psychologique. Les troubles psychiatriques sont de plus en plus fréquents du fait du retentissement corporel et des représentations sociales de cette pathologie. Notre objectif était de dépister l’anxiété et la dépression chez les patients atteints par cette infection et de chercher les facteurs associés.

Méthodes: nous avons mené une étude de type transversal et descriptif dans le service des maladies infectieuses du CHU de Sfax, Tunisie auprès de 35 sujets suivis pour infection par le VIH, entre le mois de Janvier et le mois d’Aout 2016. Une fiche épidémiologique a permis de recueillir les caractéristiques socio-démographiques et les données liées à l’infection par le VIH. L’anxiété et la dépression ont été évaluées par l’échelle HADS (Hospital Anxiety and Depressive Scale).

Résultats: nos patients avaient une moyenne d’âge de 43,71 ans avec un sex- ratio de 1,05. Ils n'avaient pas dépassé le niveau d'études primaire dans 57,1% et ils étaient inactifs sur le plan professionnel dans 54.3% des cas. Environ la moitié vivait en couple (48,6%). Deux sujets avaient un suivi antérieur en psychiatrie (5.7%). Le mode de transmission de l’infection était hétérosexuel dans 91.4%.Un état anxieux était trouvé dans 17.6% des cas. Une symptomatologie dépressive a été révélée chez 34.3% des sujets et a été liée au niveau scolaire élevé (p = 0.013) et à la résidence en milieu urbain (p = 0.02).

Conclusion: le dépistage de l’anxiété et de la dépression et la détermination de leurs facteurs de risque permet la mise en place d’actions de prévention et d’éducation adaptée ainsi que des soins psychiatriques intégrés dans une approche multidisciplinaire du patient et de sa maladie.