Conference abstract

UUn cas de tuberculose péritonéale chez un patient en dialyse péritonéale

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(160).05 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.160.368

Contact the corresponding author
Keywords: Tuberculose péritonéale, dialyse péritonéale, Tunisie
Abstract

Un cas de tuberculose péritonéale chez un patient en dialyse péritonéale

Hend Kallel1,&, Soumaya Beji1, Madiha Krid1, Rania Kheder1, Wided Smaoui1, Lilia Ben Fatma1, Lamia Raïs1, Karim Zouaghi1

1Hôpital la Rabta Tunis, Tunis, Tunisie

&Auteur correspondant
Hend Kallel, Hôpital la Rabta Tunis, Tunis, Tunisie

Résumé

Introduction: la tuberculose péritonéale est rare chez l’insuffisant rénal chronique en dialyse péritonéale, environ 1% des cas de péritonite en dialyse péritonéale.

Méthodes: Monsieur R.K, âgé de 52 ans, est en DPCA depuis Août 2013. La néphropathie initiale est une néphropathie diabétique. Le patient a présenté depuis Mars 2016 trois épisodes de péritonites aigues traitée par céphalosporines et fluoroquinolones mais l’évolution était partiellement favorable et le patient a gardé une altération de l’état général avec des douleurs abdominales diffuses accompagnées des diarrhées liquidiennes, sans fièvre. L’examen clinique a montré un abdomen sensible mais souple avec un liquide péritonéal d’aspect clair. La biologie a montré une ascension du CRP à 37,5 sans hyperleucocytose. Devant la présence d’un liquide stérile sur les différents prélèvements et la persistance de la même symptomatologie clinique, une recherche de BK dans le liquide péritonéal a été refaite 3 jours de suite. Cette recherche a montré la présence du Mycobactérium tuberculosis.

Résultats: le diagnostic retenu était une tuberculose péritonéale. Le quantiféron était positif. Un traitement par Rifampicine (600mg/j), Isoniazide (INH) (100mg/j)), Pyrazinamide (1000mg/j) et l’éthambutol (600mg 1 jour/2) a été initié. L’évolution a été marquée l’amélioration clinique avec une baisse du CRP à 5mg/l. Le diagnostic de tuberculose péritonéale est souvent tardif par culture du dialysat. La culture n’est positive que dans 75% des cas. Le pronostic vital reste sévère pour plusieurs raisons. La particularité de notre observation est la positivité des différents prélèvements alors que le diagnostic est généralement fait par la biopsie péritonéale.

Conclusion: le pronostic vital de cette pathologie reste sévère devant le retard diagnostique. Il convient donc de suspecter la tuberculose péritonéale devant toute péritonite trainante chez un dialysé en dialyse péritonéale.