Conference abstract

Kyste hydatique primitif et solitaire de la rate

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(62).27 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.62.260

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Keywords: Kyste hydatique, echinococcose, rate
Abstract

Kyste hydatique primitif et solitaire de la rate

Safa Trabelsi1,&, Nesrine Belgacem1, Hassène Baïli1, Najla Lassoued1, Maher Béji1, Salem Bouomrani1

1Service de Médecine Interne, Hôpital Militaire de Gabès, Tunisie

&Auteur correspondant
Safa Trabelsi, Service de Médecine Interne, Hôpital Militaire de Gabès, Tunisie

Résumé

Introduction: l’atteinte de la rate reste rare même dans les pays endémiques pour le kyste hydatique (KH). Sa fréquence est estimée à 0,9-8% et la localisation splénique ne représente que 0,5 à 6% de l’ensemble de l’hydatidose abdominale. Elle est exceptionnellement primaire et isolée; s’intégrant classiquement dans un tableau d’atteinte abdominale multi-viscérale ou encore plus diffuse avec localisation pulmonaire.

Méthodes: femme de 26 ans, sans antécédents pathologiques notables fût hospitalisée pour exploration d’une anémie hypochrome microcytaire ferriprive. L’examen somatique notait l’existence au niveau de l’hypochondre gauche d’une masse bien limitée, indolore, rémittente, mobile avec la respiration qui semble être au dépend de la rate et qui fait environ dix centimètres de grand axe arrivant jusqu’à la région hypogastrique.

Résultats: l’échographie abdominale complétée par le scanner montrait une masse kystique uniloculaire à paroi fine et à contenu homogène développée au dépend de la rate. La sérologie du kyste hydatique par immunofluorescence était positive confirmant le diagnostic de KH de la rate. Le bilan lésionnel à la recherche d’autres localisations était négatif. La patiente a eu une splénectomie totale emportant le kyste. L’examen anatomopathologique ultérieur de la pièce opératoire confirmait le diagnostic d’hydatidose splénique. Un complément de traitement antiparasitaire par Albendazole per os lui a été prescrit pendant trois mois postopératoire sans incidents. L’évolution était favorable sans aucune récidive locorégionale à plus de cinq ans de recul.

Conclusion: aussi rare qu’elle soit, l’hydatidose splénique mérite d’être connue dans un pays comme le nôtre où cette parasitose est encore fréquente. Sa grande latence clinique ainsi que ses complications potentiellement graves, en particulier, la rupture intra-péritonéale avec le risque d’anaphylaxie menaçante et de dissémination abdominale de l’infection, incitent à rechercher systématiquement cette localisation chez les patients vivants dans les régions à haute endémicité pour le KH.