Conference abstract

La sexualité des personnes atteintes par le VIH

Pan African Medical Journal - Conference Proceedings. 2017:4(88).30 Dec 2017.
doi: 10.11604/pamj-cp.2017.4.88.294

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Keywords: VIH, sexualité, Sfax-Tunisie
Abstract

La sexualité des personnes atteintes par le VIH

Rim Cherif Feki1,&, Lobna Zouari1, Latifa Ghanmi2, Makram Koubaa3, Nada Charfi1, Jihène Ben Thabet1, Mounir Ben Jmaa3, Mohamed Maâlej1

1Service de Psychiatrie « C », CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie, 2Hôpital Régional de Gabés, Tunisie, 3Service des Maladies Infectieuses CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie

&Auteur correspondant
Rim Cherif Feki, Service de Psychiatrie « C » CHU Hédi Chaker Sfax, Tunisie

Résumé

Introduction: l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est devenue, depuis l’avènement des thérapies antirétrovirales, une maladie chronique. Elle touche tous les domaines de la vie, en particulier la vie sexuelle. Notre objectif était d’évaluer la prévalence des troubles sexuels chez les patients atteints par l’infection au VIH.

Méthodes: notre étude était transversale et descriptive réalisée dans le service des maladies infectieuses du CHU de Sfax, Tunisie auprès de 35 sujets suivis pour infection par le VIH, entre le mois de Janvier et le mois d’Aout 2016. Une fiche épidémiologique a permis de recueillir les caractéristiques sociodémographiques, les données liées à l’infection par le VIH, et d’identifier les troubles sexuels et leurs causes.

Résultats: la moyenne d’âge de nos patients était de 43,71 ans avec un sex- ratio de 1,05. Ils n'avaient pas dépassé le niveau d'études primaire dans 57,1% et vivaient en couple dans 48,6% des cas. Le mode de transmission de l’infection était hétérosexuel dans 91.4%. Les troubles sexuels étaient notés chez 78,9% des hommes. Les troubles les plus fréquents étaient: la baisse de l’excitation sexuelle dans 61,1% des cas et la baisse du désir sexuel dans 55,6% des cas. Dans le groupe des femmes, 62.5% ont présenté un trouble de l’excitation sexuelle et 37,5% une baisse du désir sexuel. Les raisons invoquées par nos patients étaient principalement: La sexualité rappelle la maladie (79,4% des cas) et l’asthénie physique liée au VIH (58,8% des cas).

Conclusion: notre étude témoigne de l’importance de répercussions sexuelles liées au VIH. L’existence de troubles sexuels doit être prise en considération par les soignants afin de réduire leur impact négatif aussi bien sur la qualité de vie des patients que sur leurs conduites de prévention.